« Suppression de toutes les dérogations qui empêchent les expulsions d'étrangers »
Expulsions massives sans recours. Les « dérogations » qui sont visées sont en réalité des protections juridiques fondamentales (liens familiaux, risques de persécution dans le pays d'origine, état de santé).
« Retour du délit de séjour irrégulier »
Criminalisation des sans-papiers. Transformer un statut administratif en délit pénal pour pouvoir enfermer les personnes en situation irrégulière.
« Suppression du droit du sol »
Abolition d'un principe républicain fondamental vieux de plus de deux siècles. Un enfant né en France de parents étrangers ne serait plus français : création d'une caste de résidents de seconde zone, nés en France mais privés de citoyenneté.
« Remplacement de l'Aide Médicale d'État par une Aide d'Urgence Vitale »
Suppression de l'accès aux soins pour les étrangers les plus précaires. Seules les urgences vitales seraient couvertes : plus de suivi médical, plus de prévention, plus de soins chroniques. Condamnation sanitaire de personnes présentes sur le territoire.
« Restriction du regroupement familial par le durcissement des conditions (emploi stable, ressources précisément définies, etc.) »
Séparation des familles. Rendre les conditions tellement restrictives que le regroupement familial devient impossible de facto, condamnant des familles à vivre séparées pendant des années.
« Suspension de toutes les régularisations de clandestins par les préfets »
Maintien délibéré de centaines de milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité totale. Le terme « clandestins » déshumanise des personnes qui vivent, travaillent et paient des impôts en France, souvent depuis des années.