Préserver le peuple français de la submersion migratoire
Pages 10 du programme original
« Préserver le peuple français de la submersion migratoire »
Déshumanisation des migrants, comparés à une catastrophe naturelle (une « submersion »). Ce vocabulaire catastrophiste fait directement écho à la théorie complotiste du « grand remplacement ». Les étrangers sont présentés comme une menace existentielle pour le « peuple français ».
« L'absence de maîtrise de l'immigration depuis des décennies a conduit à ce que l'assimilation des étrangers présents sur le sol national devienne impossible. Elle a conduit au communautarisme et au séparatisme. »
Postulat que les étrangers sont par nature inassimilables. Culpabilisation des immigrés pour les échecs des politiques d'intégration. Le « communautarisme » est utilisé comme mot-valise pour désigner la simple existence de pratiques culturelles ou religieuses différentes.
« En attendant la réforme constitutionnelle qui sera soumise aux Français le plus tôt possible par la voie référendaire »
Contournement du Parlement par le référendum. La réforme constitutionnelle visée est l'inscription de la « priorité nationale » (discrimination légale) dans la Constitution, imposée par vote populaire pour éviter le contrôle de constitutionnalité.
« Ouvrir des négociations avec nos partenaires européens pour réserver la libre-circulation Schengen aux seuls ressortissants européens »
Fermeture des frontières aux non-Européens. Remise en cause d'un pilier de la construction européenne pour créer une « forteresse Europe » ethnique.
« Instaurer l'obligation de dépôt des demandes d'asile dans les ambassades et consulats »
Rendre le droit d'asile concrètement inaccessible. Les personnes persécutées (guerres, dictatures) ne peuvent évidemment pas se rendre tranquillement dans une ambassade française de leur pays pour demander l'asile. C'est une suppression déguisée du droit d'asile.
« Mettre en place la priorité nationale (si nécessaire par référendum constitutionnel) »
Discrimination légalisée et institutionnalisée. Créer juridiquement deux catégories de résidents sur le territoire : les Français, qui ont accès à tout, et les étrangers, citoyens de seconde zone. Le « si nécessaire par référendum » anticipe le fait que cette mesure est contraire aux principes constitutionnels et aux traités internationaux ratifiés par la France.
« Réserver les allocations familiales aux Français et conditionner à 5 années de travail en France l'accès aux prestations sociales non-contributives comme le RSA (si nécessaire par référendum constitutionnel) »
Exclusion sociale des étrangers. Des personnes vivant et travaillant légalement en France seraient privées d'allocations familiales pour leurs enfants. Le RSA, filet de sécurité contre la misère absolue, serait refusé à des résidents légaux pendant 5 ans, les condamnant à la pauvreté.
« Renforcer les sanctions pour les employeurs de travailleurs clandestins »
Mesure en apparence raisonnable mais qui, combinée à la suppression des régularisations et au retour du délit de séjour, précarise encore davantage les sans-papiers en les rendant inemployables légalement sans leur offrir d'issue.