Mettre l'État au service de la prospérité nationale
Pages 18 du programme original
« Mettre l'État au service de la prospérité nationale »
L'État mis au service de la « nation » (et non des citoyens, des résidents ou de l'intérêt général). La « prospérité nationale » est un concept qui exclut par définition ceux qui ne font pas partie de la « nation » telle que définie par le RN.
« Lancer dès le Projet de loi de finances pour 2025, un plan de rationalisation des agences publiques de l'État (suppression notamment des ARS, réduction des dépenses de fonctionnement) »
Austérité et démantèlement des services publics présentés comme de la « rationalisation ». Supprimer des agences publiques, c'est supprimer des missions de service public et des emplois de fonctionnaires.
« Privatiser l'audiovisuel public »
Suppression d'un média d'information indépendant du pouvoir économique. La privatisation livrerait l'information aux intérêts de grands groupes privés (Bolloré, qui soutient l'extrême droite, est déjà le premier groupe de médias privés en France).
« Réduire la dépense sociale par la mise en place de la priorité nationale »
Formulation explicite : couper les aides sociales aux étrangers pour réduire les dépenses. La « priorité nationale » n'est pas un outil de justice sociale mais un outil budgétaire qui fait des économies sur le dos des plus vulnérables.
« Simplifier drastiquement le millefeuille territorial pour réduire la dépense et rendre du pouvoir aux élus de proximité »
Recentralisation du pouvoir sous prétexte de simplification. « Rendre du pouvoir aux élus de proximité » tout en « simplifiant drastiquement » les échelons territoriaux est contradictoire : on supprime des échelons pour concentrer le pouvoir.