Défendre la qualité de vie des Français en refusant toute écologie punitive
Pages 13 du programme original
« Défendre la qualité de vie des Français en refusant toute écologie punitive »
Renoncement à la transition écologique présenté comme une libération. Le terme « écologie punitive » transforme toute mesure de protection de l'environnement en agression contre les Français, rendant impossible toute politique climatique ambitieuse.
« Nous développerons une écologie de bon sens, basée sur les réalités scientifiques, protectrice du niveau de vie des Français et garante de notre indépendance nationale. »
L'« écologie de bon sens » est un oxymoron qui signifie en pratique : ne rien changer. Se réclamer des « réalités scientifiques » alors que le consensus scientifique (GIEC) demande justement les mesures qualifiées de « punitives » par le RN. L'écologie est réduite à un outil au service du nationalisme (« indépendance nationale »).
« Renoncer à l'interdiction de la vente des voitures à moteur thermique à l'horizon 2035 et inciter les constructeurs français à développer des véhicules propres abordables »
Sabotage de la transition énergétique dans les transports. On supprime l'objectif contraignant et on le remplace par une vague « incitation » sans force légale. Les constructeurs, libérés de toute contrainte, n'ont aucune raison d'accélérer la transition.
« Supprimer les Zones à Faibles Émissions »
Augmentation de la pollution atmosphérique en ville. Les ZFE protègent la santé des habitants (particules fines, oxydes d'azote). Les supprimer, c'est choisir le statu quo sanitaire au profit des propriétaires de véhicules polluants.
« Abroger toutes les interdictions et obligations liées aux DPE (travaux, mise en location...) et mettre en place un accompagnement pragmatique des rénovations de logements »
Maintien des passoires thermiques. Les propriétaires pourraient continuer à louer des logements mal isolés où les occupants paient des factures d'énergie exorbitantes. Le mot « pragmatique » signifie ici : aucune obligation, aucun calendrier, aucune contrainte.
« Réduire l'empreinte carbone de la France en soutenant les relocalisations industrielles et en favorisant les acteurs locaux dans la commande publique (circuits courts, priorité nationale, préférence européenne...) »
Protectionnisme économique déguisé en écologie. La « priorité nationale » et la « préférence européenne » dans les marchés publics sont des mesures de fermeture économique, pas de protection de l'environnement. La relocalisation industrielle en France augmenterait les émissions nationales, pas les réduirait.
« Instaurer une priorité d'accès au logement social pour les travailleurs des secteurs prioritaires »
Nouvelle discrimination d'accès au logement social. Qui définit les « secteurs prioritaires » ? Sous couvert de mérite, on crée une hiérarchie entre les demandeurs de logement social qui se substitue aux critères sociaux (urgence, précarité).